Le nom du secteur

Pourquoi le secteur porte le nom de «Au pied du courant »

 

Le 12 avril 2011, Parc Lafontaine et Mercier, deux secteurs de la région de Montréal fusionnaient.

 Le nombre de membres du nouveau secteur est donc passé à plus de 700 membres.

Le comité qui avait préparé la fusion, a décidé de laisser les membres choisir le nom du nouveau secteur.

Un concours fut organisé où tous pouvaient donner leur avis et  surtout expliquer leur choix.

Le comité de fusion a eu la tâche de choisir parmi la trentaine de noms suggérés.

Voici le texte que nous a écrit le gagnant : Jean-Pierre Brodeur

Jadis, quand les vents étaient défavorables, les voiliers remontant le fleuve Saint-Laurent vers Montréal devaient souvent  accoster à l’est du site du pont Jacques-Cartier à cause du courant «Sainte-Marie» très fort en amont. Depuis lors, cette rive hospitalière a vu la construction de quais et ensuite du chemin de fer. Ces infrastructures contribuèrent à l’industrialisation du quartier Hochelaga-Maisonneuve.

De nos jours, le lieu dit Au pied du courant est devenu un lieu enivrant et hautement culturel où la Société des alcools du Québec (SAQ) a pignon sur rue Notre-Dame dans l’ancienne prison éponyme.

C’est aussi là, dans cette place  culte de notre tragique histoire nationale, que la mère Émilie Gamelin joua un rôle comme «ange des prisonniers» par ses visites aux pensionnaires de l’établissement avec son petit panier.

L’appellation Au pied du courant non seulement résume bien l’histoire, la géographie et la culture des deux anciens secteurs Mercier et Parc La Fontaine mais rappelle également  que le Saint-Laurent et son courant forment entre ceux-ci un trait d’union naturel, dynamique et puissant  pour l’avènement de notre grand secteur dans la cité ardente qu’est aussi Montréal.

La mère de l’AREQ, sa fondatrice Laure Gaudreault qui se disait elle-même un peu «mouton noir», n’aurait pas hésité bien longtemps à se mouiller pour l’appellation Au pied du courant.

Avec le nom Au pied du courant pour désigner le nouveau secteur dans son environnement et dans sa personnalité, les générations de l’AREQ de demain n’auront pas à regretter notre choix d’aujourd’hui car elles verront que nous avons choisi une appellation  respectueuse du passé, courageuse au présent et lumineuse dans l’avenir.